Dans le monde de l’investissement immobilier novice, la « sortie » est binaire : soit vous possédez la propriété, soit vous la vendez. Vous la listez sur le MLS, attendez une offre, payez votre courtier, payez l’ARC, et repartez avec ce qui reste.
Mais pour l’investisseur sophistiqué, la sortie est un spectre.
J’ai un jour travaillé avec un client qui voulait se retirer de la gestion active. Il possédait un immeuble de 12 unités dont la valeur avait augmenté de 2 millions de dollars. Une simple vente aurait déclenché un énorme impôt sur les gains en capital et une « récupération » immédiate de plusieurs années d’amortissement. Au lieu d’une vente traditionnelle, il a utilisé une hypothèque en Vendeur Financement (VTB).
Il n’a pas simplement vendu un immeuble ; il s’est créé une rente privée sur cinq ans, a différé des centaines de milliers de dollars d’impôts, et a vendu la propriété avec une prime parce qu’il fournissait le financement.
Ce guide explore les stratégies de sortie de haut niveau qui vous permettent de récupérer votre capital, de réduire les risques et de faire pivoter votre portefeuille sans perdre une fortune auprès de l’administration fiscale.
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1. Le Vendeur Financement (VTB) : Jouer le rôle de la banque
Une hypothèque en Vendeur Financement (VTB) est l’un des outils les plus puissants, et sous-utilisés, sur le marché canadien. Dans un VTB, vous (le vendeur) fournissez une partie du financement à l’acheteur.
Au lieu que l’acheteur apporte 25 % de mise de fonds, il pourrait en apporter 15 % et vous « portez » une hypothèque secondaire pour les 10 % restants.
Pourquoi c’est un « Triple Gagnant » pour le Vendeur :
- La Prime de Prix : Les acheteurs sont presque toujours prêts à payer un prix d’achat plus élevé en échange d’un financement plus facile. Si vous résolvez le problème de capital de l’acheteur, il résoudra votre problème de prix.
- Revenus d’Intérêts Continus : Vous arrêtez d’être un propriétaire (plus de toilettes qui fuient et de locataires) et commencez à être la banque. Vous percevez des intérêts mensuels sur votre capital, souvent à des taux supérieurs de 2 à 3 % à ceux d’un CPG ou d’une obligation.
- La Réserve de Gains en Capital : C’est le « secret bien gardé ». Si vous ne recevez pas le produit intégral de la vente la première année, l’ARC vous permet d’étaler l’impôt sur les gains en capital sur une période allant jusqu’à cinq ans. Cela peut vous maintenir dans une tranche d’imposition inférieure et permettre à votre argent de continuer à « travailler » pour vous pendant qu’il est bloqué dans le VTB.
Si vous envisagez d’utiliser un VTB comme stratégie de sortie, réservez un appel stratégique pour voir comment cela impacte votre prochain achat.
2. Ventes de Participation Partielle : Évoluer sans tout vendre
Vous n’avez pas besoin de vendre 100 % d’un actif pour « sortir » votre capital. Une démarche sophistiquée consiste à vendre une participation de 50 % ou 70 % à un partenaire de coentreprise (JV).
Le Plan :
Vous avez acheté une propriété, réussi un BRRRR, et ajouté une valeur significative. Au lieu de vendre à un étranger, vous faites entrer un partenaire de JV qui fournit le capital pour « racheter » votre investissement initial.
- Vous retirez 100 % de votre mise de fonds initiale et de vos liquidités de rénovation.
- Le partenaire obtient un actif stabilisé et performant.
- Vous conservez une participation de 30 % ou 50 % et continuez de partager l’appréciation et les flux de trésorerie futurs.
Cela transforme efficacement un investissement actif et capitalistique en un investissement « passif », libérant ainsi vos liquidités pour réaliser la prochaine grosse affaire.
3. La « Prime de Portefeuille » : Vendre le système, pas les pierres
Les maisons individuelles sont vendues à des familles. Les portefeuilles sont vendus à des Investisseurs Institutionnels.
Lorsque vous avez construit un regroupement de 10, 20 ou 50 portes, vous avez quelque chose qui vaut plus que la somme de ses parties. C’est ce qu’on appelle la « Prime de Portefeuille ».
Les FPI et les grands groupes de private equity ne veulent pas passer leur temps à chercher des maisons individuelles. Ils veulent du « Rendement ». Si vous pouvez offrir un ensemble d’unités stabilisées, gérées professionnellement et générant des flux de trésorerie, ils paieront souvent une prime de 5 à 10 % au-dessus des valeurs marchandes individuelles combinées, juste pour l’efficacité de la transaction.
Astuce Clé : Pour capturer cette prime, votre logiciel de gestion immobilière et votre reporting financier doivent être impeccables. Ils achètent vos données autant que votre terrain.
4. Le « Rendement Infini » (La sortie sans sortie)
À bien des égards, la stratégie de sortie ultime est de ne jamais vendre.
Au Canada, l’argent emprunté n’est pas imposable. Si vous vendez une propriété avec un profit de 500 000 $, vous payez des impôts. Si vous refinancez cette propriété et retirez 500 000 $ de capital, vous avez l’argent en main, mais vous n’avez déclenché aucune obligation fiscale.
Vous continuez de posséder l’actif, les locataires continuent d’amortir l’hypothèque, et vous pouvez utiliser cet argent non imposable pour acheter vos trois prochaines propriétés. C’est ainsi que les familles les plus riches du Canada bâtissent des « Rendements Infinis » : en ne rompant jamais le lien avec leurs actifs en appréciation.
5. Tri Fiscal : Gérer la récupération et les gains en capital
Avant de signer une transaction, vous devez comprendre le « Tri Fiscal ».
- Récupération (Recapture) : Si vous avez réclamé la déduction pour amortissement (DPA) pour réduire vos impôts au cours de la dernière décennie, le gouvernement « récupérera » ce revenu l’année de la vente, imposé à votre taux marginal d’imposition complet. Cela peut représenter une facture importante et inattendue.
- Base de Coût Apreciée (BCA) : Assurez-vous d’avoir suivi chaque amélioration en capital (nouvelles toitures, fenêtres, fournaises) au fil des ans. Celles-ci augmentent votre BCA et réduisent votre gain en capital imposable lors de la sortie.
Vous planifiez votre prochaine étape ?
La meilleure stratégie de sortie est celle qui est planifiée avant même l'achat. Que vous refinanciez, vendiez ou fassiez appel à un partenaire, examinons vos options de financement pour maximiser votre bénéfice net.
Réservez un appel stratégiqueFoire Aux Questions
Que se passe-t-il si l'acheteur fait défaut sur un VTB ?
Comment est calculée la « Réserve de Gains en Capital » ?
Puis-je faire un Échange 1031 au Canada ?
Devrais-je refinancer ou vendre si j'ai besoin de liquidités pour un nouveau projet ?
Le Mot de la Fin
Une sortie est plus qu’un contrat signé ; c’est une manœuvre stratégique. En allant au-delà de la simple vente, vous pouvez protéger votre capital, minimiser vos impôts et vous assurer que votre prochain investissement est encore plus important que celui que vous quittez.
Avis de non-responsabilité : Les transactions immobilières et les lois fiscales sont complexes. Ce guide est à des fins éducatives uniquement. Consultez toujours un avocat spécialisé en immobilier et un fiscaliste qualifié avant de mettre en œuvre une stratégie de sortie.
Avis de non-responsabilité: Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier. Consultez un professionnel hypothécaire agréé avant de prendre toute décision de financement.
Rédigé par
LendCity
Publié
16 février 2026
Temps de lecture
6 min de lecture
BRRRR
Acheter, Rénover, Louer, Refinancer, Répéter - une stratégie d'investissement immobilier où vous achetez une propriété en dessous de la valeur du marché, la rénovez pour augmenter sa valeur, la louez, la refinancez pour récupérer votre investissement initial, et répétez le processus avec le capital récupéré.
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