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blog Real Estate Investing 101 civil-lawfrench-canadamontreal-investingquebec-real-estaterent-control market-analysis 2026-02-15T00:00:00.000Z

Immobilier au Québec : Votre Guide pour investir dans la Belle Province

Investissez dans l'immobilier au Québec grâce à ce guide complet. Renseignez-vous sur les exigences linguistiques, le droit civil, le contrôle des loyers et les marchés clés comme Montréal et Gatineau.

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Immobilier au Québec : Votre Guide pour investir dans la Belle Province

Voici quelque chose que la plupart des investisseurs anglophones canadiens ignorent : le Québec pourrait être l’un des secrets les mieux gardés de l’immobilier canadien.

Oui, il y a une barrière linguistique. Oui, le système juridique fonctionne différemment. Et oui, la réglementation locative demande un peu de travail. Mais pour les investisseurs désireux de comprendre les caractéristiques uniques du Québec, la province offre des opportunités qui n’existent tout simplement pas sur des marchés surchauffés comme Toronto ou Vancouver.

Permettez-moi de vous présenter ce que vous devez savoir pour investir dans la deuxième province la plus peuplée du Canada.

Ce qui rend le Québec différent

Le Québec n’est pas juste une autre province canadienne ; il repose sur des fondations fondamentalement différentes qui affectent tous les aspects de l’investissement immobilier.

FacteurRéalité québécoiseCe que cela signifie pour vous
Population8 501 833 (recensement de 2021, +4,1 % par rapport à 2016)Profondeur de marché substantielle avec une croissance stable
LangueMajorité francophone, projet de loi 96 en vigueurExigences strictes en matière de langue française pour les contrats
Système juridiqueDroit civil (pas de common law)Cadre différent, notaires plutôt qu’avocats
AbordabilitéSouvent bien en deçà de l’OntarioPoints d’entrée accessibles dans plusieurs villes
RéglementationOrienté vers le locataire, supervision de la TALLignes directrices pour les augmentations de loyer et processus de litiges

Comprendre ces facteurs n’est pas facultatif, c’est essentiel pour réussir.

La réalité linguistique et le projet de loi 96

Abordons le sujet principal : le français est la langue officielle du Québec et la langue d’affaires principale dans la majeure partie de la province.

Et cela s’est formalisé. Le projet de loi 96, entré en vigueur le 1er juin 2025, a renforcé les exigences linguistiques en français dans l’ensemble. Voici ce qui est important pour les investisseurs :

  • Les contrats de résidences pour les immeubles de moins de cinq logements doivent être rédigés en français, sauf si les deux parties demandent explicitement le contraire.
  • Les demandes au Registre foncier pour les droits de propriété doivent être déposées exclusivement en français, et tout document dans une autre langue nécessite une traduction certifiée du Québec.
  • Les déclarations de copropriété (condos) doivent être enregistrées exclusivement en français.
  • Les avis de bail commercial doivent être rédigés et enregistrés en français, même si le bail lui-même est en anglais.
  • La signalisation commerciale doit comporter le français dans une position nettement prédominante.

Les pénalités varient de 700 $ à 7 000 $ pour les particuliers et de 3 000 $ à 30 000 $ pour les entreprises, avec des amendes croissantes en cas de récidive. Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez ignorer.

Si vous ne parlez pas français, vous aurez besoin d’aide, et c’est tout à fait normal. Des partenaires ou une gestion francophone solide rendent le succès des investisseurs anglophones entièrement possible. J’ai vu de nombreux investisseurs ontariens constituer des portefeuilles québécois prospères sans parler un mot de français. La clé est de s’entourer des bonnes personnes.

La saveur internationale de Montréal

Voici une bonne nouvelle pour les investisseurs anglophones préoccupés par la langue : Montréal abrite une présence internationale significative, y compris des expatriés, des immigrants et des milliers d’étudiants internationaux.

Cette diversité crée des bassins de locataires anglophones dans certains quartiers. Si vous ciblez ces zones, vous constaterez que la barrière linguistique a moins d’importance que vous ne pourriez le penser. Rappelez-vous simplement que vos contrats, vos dépôts et vos communications officielles doivent toujours être conformes au projet de loi 96.

L’avantage de l’abordabilité

L’un des plus grands attraits du Québec pour les investisseurs est simple : votre argent vous rapporte davantage ici.

Comparaison des prix entre les marchés

Les propriétés québécoises sont significativement moins chères que les localités ontariennes comparables. Voici une répartition ville par ville pour que vous puissiez voir ce que vous avez réellement entre les mains :

VillePrix moyen des maisonsLoyer moyen pour 2 chambresTaux de vacanceCaractère de l’investissement
Montréalenviron 550 000 $environ 1 930 $/moisen hausse (était serré)Marché le plus profond, plus grande liquidité
Ville de Québecenviron 350 000 $environ 1 400 $/moisen augmentation par rapport à des creux historiquesEmplois gouvernementaux, tourisme, prix en hausse
Gatineauenviron 425 000 $environ 1 400 $/moisen hausseDemande des fonctionnaires fédéraux, débordement d’Ottawa
Sherbrookeenviron 300 000 $environ 1 250 $/moisSerréVille universitaire, forte croissance des loyers
Trois-Rivièresenviron 250 000 $environ 1 200 $/moisSerréJeu de valeur, gains annuels de prix de 9 à 13 %

Quelques points sautent aux yeux dans ce tableau. Premièrement, Trois-Rivières et Sherbrooke offrent des points d’entrée vraiment accessibles ; vous pouvez entrer sur le marché pour des prix qui semblent presque impossibles en Ontario. Deuxièmement, la ville de Québec a été en plein essor, avec une augmentation des prix de plus de 16 % d’une année sur l’autre fin 2025, ce qui en fait le marché le plus dynamique du Canada en termes de taux d’appréciation.

Mais voici le hic : des prix plus bas ne signifient pas automatiquement un meilleur investissement. Le contrôle des loyers et d’autres facteurs peuvent limiter les rendements. Vous devez comprendre l’ensemble du tableau, pas seulement le prix d’achat.

Culture de l’abordabilité du logement

Le Québec a toujours priorisé l’abordabilité du logement par le biais de politiques, affectant à la fois les protections des locataires et les prix du marché. Cette philosophie est intégrée dans l’approche de la province en matière de logement.

Certains investisseurs y voient un inconvénient. D’autres estiment que cela crée des marchés locatifs stables et durables. Où vous vous situez dépend de votre philosophie et de votre stratégie d’investissement.

Où investir au Québec

La province offre des marchés diversifiés aux caractéristiques différentes. Laissez-moi vous présenter les principales options :

Montréal : le point de départ évident

Montréal est la plus grande ville du Québec et la deuxième plus grande zone métropolitaine du Canada. Le prix moyen des maisons se situe autour de 550 000 $, ce qui est cher selon les normes québécoises, mais une fraction de ce que vous paieriez à Toronto ou à Vancouver pour une exposition métropolitaine comparable.

Pour la plupart des investisseurs, Montréal est l’endroit où commencer. Elle offre le marché le plus profond avec la plus grande liquidité et la plus grande variété d’opportunités. Vous y trouverez de tout, des logements étudiants près des universités aux condos de luxe au centre-ville en passant par les triplex dans les quartiers familiaux.

Les loyers moyens de deux chambres, d’environ 1 930 $ par mois, vous donnent des revenus réels à exploiter, et les taux de vacance se sont légèrement assouplis après des années de forte tension. C’est une bonne nouvelle : cela signifie plus d’inventaire à choisir sans que le marché ne soit faible.

Si vous construisez un portefeuille québécois, Montréal est presque certainement votre premier arrêt.

Ville de Québec : l’alternative en plein essor

La capitale provinciale a été le leader de la croissance des prix au Canada, avec une augmentation des prix agrégés de plus de 16 % d’une année sur l’autre fin 2025. Royal LePage prévoit une nouvelle augmentation de 12 % jusqu’au quatrième trimestre 2026, ce qui est exceptionnel à tous points de vue.

L’emploi gouvernemental offre une stabilité, l’attrait touristique réel apporte une diversité économique et une pénurie structurelle de logements dans toutes les catégories de propriétés maintient le marché tendu. Les prix moyens autour de 350 000 $ restent raisonnables par rapport aux grandes villes de l’Ontario.

La ville de Québec convient aux investisseurs qui souhaitent une exposition au Québec mais trouvent Montréal trop compétitif. Sachez simplement que la réalité linguistique y est plus forte : les poches bilingues de Montréal n’existent pas vraiment dans la ville de Québec.

Gatineau : le jeu frontalier

Voici un angle intéressant : Gatineau se trouve juste de l’autre côté de la rivière des Outaouais de la capitale du Canada. Cette position crée des opportunités uniques.

Les fonctionnaires fédéraux travaillant à Ottawa peuvent vivre à Gatineau et bénéficier des prix québécois tout en accédant à un emploi fédéral. Les prix moyens des maisons, autour de 425 000 $, sont inférieurs aux niveaux d’Ottawa, ce qui crée un attrait naturel pour les travailleurs fédéraux soucieux des coûts. Cela crée une forte demande locative de la part d’un bassin de locataires spécifique et stable.

Si vous comprenez cette dynamique, Gatineau peut être un choix judicieux. Les loyers de deux chambres, d’environ 1 400 $, et un bassin de locataires dominé par des fonctionnaires aux revenus stables rendent le flux de trésorerie prévisible.

Sherbrooke et Trois-Rivières : les jeux de valeur

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Ces marchés plus petits offrent actuellement l’une des valeurs les plus intéressantes de l’immobilier canadien.

Sherbrooke (prix moyen d’environ 300 000 $) bénéficie de l’Université de Sherbrooke et d’une économie en croissance. Les loyers ont presque doublé depuis 2019, passant d’environ 660 $ à 1 250 $ pour un deux chambres. C’est une croissance remarquable des loyers dans un marché avec des points d’entrée accessibles.

Trois-Rivières (prix moyen d’environ 250 000 $) a connu une appréciation des prix encore plus spectaculaire : les prix des maisons unifamiliales ont augmenté de près de 10 % d’une année sur l’autre au troisième trimestre 2025, et les plex ont grimpé de 20 % certains trimestres. À 1 200 $ pour un deux chambres, les ratios loyer/prix semblent attrayants.

Ces marchés conviennent aux investisseurs à l’aise avec une liquidité réduite et disposés à acquérir des connaissances locales. L’investissement régional ne convient pas à tout le monde, mais des opportunités de valeur existent pour ceux qui sont prêts à faire le travail.

La taxe de bienvenue (droits de mutation)

Chaque achat immobilier au Québec déclenche la taxe de bienvenue, un droit de mutation unique pour lequel vous devez budgéter. Voici les barèmes de taux standards :

Tranche de valeur immobilièreTaux d’imposition
Premiers 61 500 $0,5 %
De 61 500 $ à 307 800 $1,0 %
Au-dessus de 307 800 $1,5 %

Ces tranches sont indexées annuellement à l’indice des prix à la consommation du Québec. Certaines municipalités peuvent imposer des taux plus élevés sur les montants excédant 500 000 $ (jusqu’à 3 %), et Montréal a son propre barème avec des taux atteignant jusqu’à 4 % sur les tranches supérieures.

La taxe est basée sur le montant le plus élevé entre le prix d’achat, le prix de vente dans l’acte de transfert, ou la valeur marchande (évaluation municipale multipliée par le facteur comparatif). Les transferts entre époux ou conjoints de même sexe sont exemptés.

Pour une propriété de 425 000 $ à Gatineau, vous pouvez vous attendre à environ 4 650 $ de taxe de bienvenue. Pas énorme, mais c’est un coût de clôture dont vous ne voulez pas être surpris.

Le Québec fonctionne selon le droit civil plutôt que la common law, et cette différence est importante pour les investisseurs immobiliers.

Comment c’est différent

Les transactions immobilières au Québec impliquent des notaires plutôt que des avocats. Le notaire agit en tant qu’officier public et conseiller impartial pour les deux parties, ce qui est fondamentalement différent du système d’avocats adverses des provinces de common law. Les procédures judiciaires, les droits de propriété et le droit des contrats suivent le Code civil du Québec plutôt que la jurisprudence de la common law.

Cela ne signifie pas que le droit québécois est plus difficile ou plus facile, juste différent. Travailler avec des professionnels qui comprennent les exigences spécifiques au Québec est essentiel.

La TAL (Tribunal administratif du logement)

Le tribunal du logement du Québec, le Tribunal administratif du logement, ou TAL (anciennement la Régie du logement), est l’organisme qui supervise les relations locataires-propriétaires. Comprendre le fonctionnement de la TAL est essentiel pour tout investisseur locatif québécois.

Lignes directrices pour les augmentations de loyer : Chaque année, la TAL publie des pourcentages d’augmentation de loyer recommandés. Pour les baux de 2025, les recommandations étaient historiquement élevées :

  • 5,9 % pour les logements dont le chauffage est exclu
  • 5,5 % pour les logements avec chauffage électrique inclus
  • 5,0 % pour les logements avec chauffage au gaz naturel inclus
  • 4,1 % pour les logements avec chauffage au mazout inclus

Pour 2026, la TAL est revenue à une recommandation de base de 3,1 % (4,5 % au total). Ces chiffres sont des lignes directrices, pas des plafonds légaux, mais ils ont un poids considérable dans les litiges.

Le processus de litige : Si un locataire refuse l’augmentation de loyer que vous proposez, vous avez un mois après la réception de son refus pour déposer une demande auprès de la TAL afin de modifier le bail. Si vous manquez cette date limite, le loyer précédent reste en vigueur. La TAL entend ensuite les deux parties et fixe le loyer en fonction de sa propre méthodologie de calcul.

Droits clés des locataires : Les locataires québécois peuvent refuser une augmentation de loyer. Ils ont le droit de céder leur bail (cession), ce qui signifie qu’un locataire partant peut transmettre son bail, et son loyer actuel, à un nouveau locataire. Cela limite votre capacité à réinitialiser les loyers au prix du marché entre les locations, ce qui est l’une des plus grandes différences par rapport aux autres provinces.

La bonne nouvelle, c’est que le système est établi et prévisible. Les règles ne favorisent pas toujours les propriétaires, mais au moins, vous pouvez savoir à quoi vous attendre.

Défis de l’investissement au Québec

Je ne vais pas minimiser les choses. Le Québec présente de réels défis dont vous devez être conscient :

Barrières linguistiques

Tout, des communications avec les locataires aux dépôts légaux en passant par les négociations avec les entrepreneurs, se fait généralement en français. Le projet de loi 96 a officialisé ce qui était déjà une réalité pratique. Si vous êtes un investisseur anglophone, vous devez soit parler français, soit payer des gens qui le font. C’est un coût d’exploitation supplémentaire et une couche de complexité qui n’existe pas dans d’autres provinces.

Réglementations favorables aux locataires

Le Québec est largement considéré comme la province la plus favorable aux locataires au Canada. Les locataires peuvent refuser les augmentations de loyer, céder leur bail (et leurs loyers inférieurs au marché) à de nouveaux locataires, et avoir accès à un tribunal spécialement conçu pour protéger leurs intérêts. Les expulsions sont difficiles et prennent du temps. Cela ne rend pas l’investissement impossible, cela signifie que votre analyse doit tenir compte d’une croissance limitée des loyers et d’une capacité restreinte à repositionner les unités.

Réalités du contrôle des loyers

Bien que le Québec n’ait pas de contrôle des loyers formel avec des plafonds stricts, les directives annuelles de la TAL fonctionnent de manière similaire en pratique. Si un locataire conteste votre augmentation, la TAL appliquera son propre barème, et ce barème peut ne pas tenir compte de vos coûts de rénovation ou des changements de prix du marché comme vous le souhaiteriez. Les nouvelles constructions sont généralement exemptées, mais une fois qu’un bâtiment entre dans le système, votre flexibilité de prix diminue.

Complexité du droit civil

Le Code civil du Québec fonctionne différemment des provinces de common law d’une manière qui peut dérouter les investisseurs habitués aux normes de l’Ontario ou de la C.-B. Les droits de propriété, la formation des contrats, les obligations de garantie et la résolution des litiges suivent des règles différentes. Vous ne pouvez pas supposer que ce qui fonctionne légalement en Ontario fonctionnera au Québec. Prévoyez des conseils juridiques spécifiques au Québec pour chaque transaction.

Stratégies d’investissement pour le Québec

Différentes approches fonctionnent bien sur ce marché. Laissez-moi vous présenter quelques options :

Accent sur le flux de trésorerie

L’abordabilité du Québec par rapport aux loyers soutient souvent l’investissement axé sur le flux de trésorerie. Les propriétés générant un revenu continu significatif peuvent être plus réalisables ici que sur des marchés coûteux où vous pariez principalement sur l’appréciation. Les marchés de Trois-Rivières et de Sherbrooke, avec leurs points d’entrée plus bas et leurs loyers en hausse, sont particulièrement intéressants pour les investisseurs axés sur le flux de trésorerie.

Si le flux de trésorerie est votre priorité, le Québec mérite une sérieuse considération.

Stratégie de détention à long terme

Les investisseurs patients peuvent réaliser une appréciation à mesure que les marchés québécois évoluent. Les gains annuels de plus de 16 % de la ville de Québec montrent ce qui est possible, et Montréal a généré de forts rendements au cours de la dernière décennie. La détention à long terme à travers les cycles du marché fonctionne généralement bien dans des marchés stables avec des populations croissantes.

Opportunités de valeur ajoutée

Les propriétés nécessitant des travaux peuvent créer de la valeur au Québec, mais comprenez que la rénovation dans un environnement à loyer contrôlé fonctionne différemment. Le calcul de la TAL pour les augmentations de loyer autorisées après rénovations peut ne pas vous donner le rendement attendu. Sachez comment les améliorations affectent ce que vous pouvez facturer avant de vous engager dans une stratégie de valeur ajoutée.

Constituer votre équipe au Québec

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Le succès au Québec nécessite des relations professionnelles avec une expertise appropriée, peut-être plus que dans toute autre province canadienne.

Trouver le bon agent

Travaillez avec des agents qui comprennent les marchés québécois et les besoins des investisseurs. La capacité francophone n’est pas seulement un plus, c’est une nécessité pour une opération efficace. Recherchez des agents axés sur l’investissement qui fournissent un soutien analytique, pas seulement une facilitation de transactions.

Gestion immobilière

Si vous ne parlez pas français, une gestion immobilière de qualité devient encore plus critique. Les gestionnaires s’occupent des communications avec les locataires, des procédures TAL, des relations avec les fournisseurs et des opérations quotidiennes qui nécessitent une capacité en français. Avec les exigences du projet de loi 96, votre équipe de gestion doit s’assurer que toutes les communications écrites sont conformes aux lois linguistiques.

Évaluez les options de gestion immobilière tôt, avant d’en avoir besoin.

Professionnels du droit et des finances

Assurez-vous que vos conseillers professionnels comprennent le système de droit civil du Québec. Les notaires s’occupent des clôtures immobilières (pas les avocats). Les comptables doivent comprendre les crédits d’impôt distincts du Québec et les programmes provinciaux. Ne supposez pas que des professionnels expérimentés dans d’autres provinces comprendront automatiquement les exigences québécoises.

Foire aux questions

Les investisseurs anglophones peuvent-ils réussir au Québec ?
Absolument. Les investisseurs anglophones réussissent au Québec tous les jours, mais ils le font avec le soutien approprié. La gestion et les services professionnels francophones comblent efficacement le fossé linguistique. Le projet de loi 96 rend la conformité linguistique française non négociable pour les contrats et les dépôts, mais votre équipe s'en occupe. Concentrez-vous sur l'établissement de partenariats locaux solides et vous vous en sortirez bien.
Comment fonctionne le contrôle des loyers au Québec ?
Le Québec n'a pas de plafonds de loyer stricts, mais la TAL publie des directives annuelles (par exemple, 5,9 % pour les logements non chauffés en 2025 et une base de 3,1 % pour 2026 – vérifiez auprès de la TAL pour les chiffres actuels) qui ont un poids réel si un locataire conteste votre augmentation. Les nouvelles constructions peuvent être exemptées initialement, mais les immeubles plus anciens sont soumis à la formule de calcul de la TAL. La principale différence par rapport aux autres provinces : les locataires peuvent refuser les augmentations et vous obliger à les justifier devant le tribunal.
Quels marchés conviennent le mieux aux débutants ?
Montréal offre le marché le plus développé avec la plus grande infrastructure de soutien. Les investisseurs débutants trouvent souvent Montréal plus accessible malgré la concurrence. Pour les budgets plus serrés, Sherbrooke (environ 300 000 $) et Trois-Rivières (environ 250 000 $) offrent des points d'entrée accessibles avec une forte croissance récente des prix et des loyers. Il est judicieux de commencer petit et d'apprendre le marché avant de s'agrandir.
Qu'est-ce que la taxe de bienvenue et combien vais-je payer ?
La taxe de bienvenue (droits de mutation) est un droit de mutation unique sur chaque achat immobilier au Québec. Les taux sont de 0,5 % sur les premiers 61 500 $, de 1,0 % de 61 500 $ à 307 800 $, et de 1,5 % au-dessus. Montréal facture des taux plus élevés sur les tranches supérieures (jusqu'à 4 %). Sur une propriété de 400 000 $ hors de Montréal, attendez-vous à environ 4 270 $ de taxe de bienvenue. Elle est payable en un seul versement après la clôture.
L'investissement à distance est-il possible au Québec ?
Oui, avec un soutien de gestion approprié. Mais les exigences linguistiques, la conformité au projet de loi 96 et les réglementations favorables aux locataires rendent les partenariats locaux solides particulièrement importants. Vous avez besoin d'un gestionnaire immobilier qui peut gérer les communications avec les locataires en français, les procédures TAL et les opérations quotidiennes. N'essayez pas de vous gérer vous-même depuis l'Ontario sans capacité en français.
Comment le système de droit civil du Québec affecte-t-il les transactions immobilières différemment des autres provinces ?
Le Québec fonctionne selon le Code civil plutôt que la common law, ce qui signifie que les droits de propriété, la formation des contrats et la résolution des litiges suivent des règles différentes. Les clôtures immobilières sont gérées par des notaires qui agissent comme des officiers publics impartiaux plutôt que des avocats représentant une partie. Vous ne pouvez pas supposer que les pratiques de l'Ontario ou d'autres provinces de common law s'appliqueront au Québec, alors prévoyez des conseils juridiques spécifiques au Québec pour chaque transaction.
Qu'est-ce qui rend Gatineau un marché attrayant pour les investisseurs immobiliers ?
Gatineau se trouve juste de l'autre côté de la rivière des Outaouais de la capitale du Canada, créant une forte demande locative de la part des fonctionnaires fédéraux qui travaillent à Ottawa mais bénéficient des prix immobiliers plus bas du Québec. Les prix moyens des maisons, autour de 425 000 $, sont inférieurs aux niveaux d'Ottawa, et le bassin de locataires dominé par des fonctionnaires aux revenus stables offre un flux de trésorerie prévisible. Cette dynamique transfrontalière unique fait de Gatineau une option intéressante pour les investisseurs qui comprennent le marché Ottawa-Gatineau.

Faire fonctionner le Québec pour vous

Le Québec présente des opportunités d’investissement distinctives qui combinent abordabilité et profondeur de marché réelle. Avec une population de 8,6 millions d’habitants en croissance, des marchés allant de points d’entrée à 250 000 $ à Trois-Rivières à une exposition métropolitaine à 550 000 $ à Montréal, et une croissance des loyers qui a dépassé celle de nombreuses autres provinces, les fondamentaux sont réels.

Les défis sont également réels : les exigences linguistiques du projet de loi 96 ajoutent de la complexité, les directives de la TAL limitent la flexibilité des prix, le droit civil exige une expertise spécifique au Québec, et les réglementations favorables aux locataires signifient que vous ne pouvez pas opérer comme vous le feriez en Alberta ou en Ontario.

Les clés du succès : recherchez minutieusement les marchés, y compris les facteurs réglementaires, établissez des relations professionnelles avec une expertise québécoise appropriée, assurez-vous que votre approche opérationnelle répond aux exigences linguistiques, et budgétez la taxe de bienvenue et les coûts de conformité spécifiques au Québec.

Le Québec n’est pas la province la plus facile pour les investisseurs anglophones, mais pour ceux qui sont prêts à faire le travail, elle pourrait être l’une des plus gratifiantes. La belle province offre des opportunités aux investisseurs assez intelligents pour les trouver.

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Avis de non-responsabilité: Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier. Consultez un professionnel hypothécaire agréé avant de prendre toute décision de financement.

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