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Les marchés secondaires du Québec : 3 villes pour les investisseurs

Comparez Drummondville, Granby et Trois-Rivières pour les investisseurs immobiliers : prix des maisons, loyers, perspectives de cash-flow et règles du Québec.

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Les marchés secondaires du Québec : 3 villes pour les investisseurs

Si vous regardez les prix de Montréal grimper et vous demandez si le Québec offre encore des points d’entrée abordables pour les investisseurs immobiliers, la réponse est oui — mais il faut regarder au-delà de l’île. Trois marchés secondaires se démarquent : Drummondville, Granby et Trois-Rivières. Chacun se trouve à une distance de conduite raisonnable de Montréal, chacun offre des prix nettement plus bas, et chacun possède sa propre histoire économique.

Mais voici la vérité franche : aucun de ces marchés n’est un coup de cash-flow garanti. L’environnement réglementaire du Québec, les taxes foncières et la hausse des prix signifient que vous ferez probablement face à un cash-flow négatif modeste dans les premières années, en misant sur l’appréciation et le remboursement de l’hypothèque pour bâtir votre patrimoine au fil du temps.

Laissez-moi vous présenter ces trois marchés afin que vous puissiez déterminer lequel — le cas échéant — correspond à votre stratégie d’investissement.

En un coup d’œil : comparaison des trois marchés

Avant d’entrer dans les détails, voici un aperçu côte à côte de ces trois villes au début de 2026.

FacteurDrummondvilleGranbyTrois-Rivières
Population (est. 2025)~86 000~72 000~151 000
Population de l’agglomération~115 000~85 000~162 000
Prix médian des maisons~330 000 $~490 000 $~290 000 $
Loyer moyen 2 CAC~1 400 $/mois~1 300 $/mois~1 100 $/mois
Distance de Montréal110 km (1 h 15)84 km (1 h)130 km (1 h 30)
Principal moteur économiquePôle manufacturierTourisme des Cantons-de-l’Est + industrieVille universitaire (UQTR) + industriel
Croissance démographique (2016-2021)+5,4 %+4,4 %+3,5 %
Langue principaleFrançais (95 %+)Français (90 %+)Français (94 %+)

Quelques éléments sautent immédiatement aux yeux. Trois-Rivières est la plus grande ville, mais affiche le prix médian le plus bas, ce qui en fait le point d’entrée le plus accessible. Granby est la plus petite, mais affiche les prix les plus élevés, portés par la demande des Cantons-de-l’Est et la proximité de Montréal. Drummondville se situe au milieu sur presque tous les indicateurs, ce qui convient bien à une ville qui se trouve littéralement au milieu de l’autoroute entre Montréal et Québec.

Drummondville : le carrefour manufacturier

L’histoire

L’argumentaire de Drummondville est simple : la ville se trouve à mi-chemin sur la Transcanadienne entre Montréal et Québec, et elle a tiré parti de cette position pour bâtir une économie manufacturière diversifiée qui croît de façon constante depuis des décennies.

La ville est sur une véritable trajectoire de croissance. Sa population est passée d’environ 76 000 habitants en 2016 à près de 86 000 aujourd’hui — un taux de croissance d’environ 2,5 % par année au cours des périodes récentes. La MRC de Drummond au sens large a dépassé les 114 000 résidents et continue de croître.

Économie et employeurs

Drummondville se positionne comme la capitale de la région du Centre-du-Québec, et elle appuie cette revendication sur une base d’employeurs étonnamment diversifiée. L’économie s’est historiquement construite sur le secteur manufacturier — la construction du barrage hydroélectrique des chutes Hemmings en 1920 a lancé une vague industrielle qui ne s’est jamais vraiment arrêtée. Aujourd’hui, la ville compte des employeurs dans le manufacturier, la technologie, le commerce de détail et les services.

Le taux d’emploi des adultes en âge de travailler (25-64 ans) s’élève à un solide 79,9 %. C’est un bon chiffre pour un marché secondaire et il reflète une véritable vitalité économique plutôt qu’une ville qui repose sur un ou deux gros employeurs.

Un point à surveiller : le vieillissement de la population commence à se manifester dans les données sur la main-d’œuvre. Entre 2008 et 2016, le nombre de prestataires du Régime de rentes du Québec dans la région a augmenté de plus de 50 %. Ce n’est pas une crise immédiate, mais c’est un vent contraire démographique qui pourrait affecter la demande locative à long terme si l’immigration et la migration interne ne suivent pas le rythme.

Marché immobilier

Les prix médians des maisons unifamiliales à Drummondville se situent autour de 350 000 $ au début de 2026, ce qui est nettement inférieur à la moyenne de Montréal, mais a considérablement augmenté au cours des dernières années. Le marché ici a été concurrentiel — la région du Centre-du-Québec a vu le nombre d’inscriptions actives diminuer et les délais de vente se raccourcir, des signes classiques d’un marché de vendeurs.

Les loyers ont également grimpé fortement. Le loyer moyen demandé pour un appartement de deux chambres a approximativement doublé, passant de 600 $ à 1 200 $ entre 2019 et 2025. Les loyers actuels pour un deux chambres se situent autour de 1 200 $ à 1 400 $ selon le logement.

Qui devrait s’intéresser à Drummondville

Drummondville convient le mieux aux investisseurs qui recherchent un marché équilibré : ni le point d’entrée le moins cher, ni le plus cher, mais des fondamentaux solides sur toute la ligne. Si vous valorisez la diversité économique et l’élan de croissance démographique plutôt que les prix planchers, c’est votre marché.

Granby : la prime des Cantons-de-l’Est

L’histoire

Granby se trouve à 84 kilomètres au sud-est de Montréal, dans les Cantons-de-l’Est du Québec, une région reconnue pour le tourisme, les activités de plein air et une qualité de vie qui attire constamment à la fois des retraités et de jeunes familles à la recherche d’un rythme différent de la vie urbaine.

La ville est passée d’environ 66 000 habitants en 2016 à environ 72 000 aujourd’hui. C’est le plus petit de nos trois marchés, mais il pèse au-dessus de son poids sur le plan économique et culturel.

Économie et employeurs

L’économie de Granby est plus diversifiée qu’on pourrait s’y attendre d’une ville célèbre pour son zoo. Le secteur manufacturier représente encore plus de 30 % de la main-d’œuvre, les textiles, les vêtements, les produits métalliques et le bois d’œuvre étant des secteurs majeurs. La ville et Bromont à proximité ont réussi à attirer des usines de transport et d’électronique, ajoutant des emplois à plus forte valeur.

Le tourisme est véritablement important ici. Le Zoo de Granby est l’un des plus grands au Canada et attire des visiteurs toute l’année. Le Festival de la chanson de Granby annuel ajoute du prestige culturel. Le Cégep de Granby offre de l’enseignement postsecondaire et emploie une main-d’œuvre professionnelle substantielle.

La localisation dans les Cantons-de-l’Est signifie également que Granby bénéficie de l’attrait régional plus large — la proximité des stations de ski, des lacs et de la frontière américaine (à seulement 48 km) crée un attrait lifestyle qui soutient la demande de logements auprès de démographies au-delà du locataire typique.

Marché immobilier

C’est ici que Granby devient intéressant — et potentiellement difficile pour les investisseurs. Le prix médian des maisons unifamiliales a atteint 468 250 $ au T4 2024, en hausse de 9 % d’une année à l’autre. À la mi-2025, les prix médians avaient grimpé autour de 490 000 $. C’est nettement plus élevé que Drummondville ou Trois-Rivières, et cela commence à frôler les seuils de prix où le cash-flow devient très difficile.

Le boom de la construction locative raconte une partie de l’histoire : en 2024, la ville a vu 706 nouvelles maisons construites, dont 490 étaient des logements locatifs. Plus de 75 % de la nouvelle construction en 2025 a été dans le segment locatif. La ville vise à ajouter 5 500 unités de logement d’ici 2034 par densification.

Pourtant, le taux d’inoccupation demeure extraordinairement bas à 0,5 %, et les loyers continuent de grimper. C’est un marché où la demande dépasse véritablement l’offre, même avec une activité de construction agressive.

Qui devrait s’intéresser à Granby

Granby est le pari d’appréciation parmi ces trois marchés. Le prix d’entrée plus élevé signifie que le cash-flow sera plus serré, mais la prime lifestyle des Cantons-de-l’Est, les faibles taux d’inoccupation et les solides fondamentaux de la demande suggèrent une croissance continue des prix. Si vous êtes à l’aise avec un cash-flow négatif en échange de la constitution d’équité et que vous croyez à l’histoire à long terme des Cantons-de-l’Est, Granby pourrait fonctionner.

Trois-Rivières : la ville universitaire abordable

L’histoire

Trois-Rivières est le doyen de ces trois marchés — littéralement. Fondée en 1634, c’est l’une des plus anciennes villes d’Amérique du Nord et la plus ancienne ville industrielle du Canada (sa première fonderie date de 1738). Avec une population d’environ 151 000 habitants, c’est aussi de loin la plus grande de nos trois villes.

La ville est située au confluent des rivières Saint-Maurice et Saint-Laurent, à environ 130 km au nord-est de Montréal. Elle a déjà été connue comme la capitale mondiale des pâtes et papiers — de la fin des années 1920 au début des années 1960, cette industrie a dominé. Aujourd’hui, l’économie s’est considérablement diversifiée, bien que la transition n’ait pas toujours été en douceur.

Économie et employeurs

La plus grande présence institutionnelle à Trois-Rivières est l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), qui ancre l’identité de la ville en tant que ville universitaire et fournit un emploi stable ainsi qu’un flux constant de locataires étudiants.

Du côté industriel, Marmen Incorporated fabrique des tours d’éoliennes et emploie environ 1 000 personnes entre ses installations de Trois-Rivières et de Matane. La ville possède des forces industrielles dans la transformation des métaux, l’électronique, les thermoplastiques et la fabrication d’armoires. Un parc industriel près de l’aéroport de Trois-Rivières sert de pôle régional pour l’industrie aéronautique.

Une préoccupation à souligner : la région de la Mauricie a été disproportionnellement touchée par les tensions commerciales avec les États-Unis, les taux de chômage y augmentant plus rapidement que la moyenne provinciale. Compte tenu du profil industriel de la ville, toute escalade des différends commerciaux pourrait créer des vents contraires pour l’économie locale et, par extension, pour la demande locative.

Marché immobilier

Trois-Rivières offre le point d’entrée le plus accessible de ces trois marchés. Le prix moyen des inscriptions MLS tourne autour de 430 000 $, mais les prix médians de vente pour les propriétés d’investissement typiques (petites maisons unifamiliales et duplex) se situent plutôt entre 250 000 $ et 300 000 $. Le prix agrégé des maisons devrait augmenter d’environ 10 % d’ici le T4 2026 par rapport au T4 2025, ce qui le pousserait vers 430 000 $.

Le marché a été concurrentiel : le T2 2025 a enregistré 404 transactions, un niveau historiquement élevé pour cette période. Les inscriptions actives ont diminué de 3 %, et le délai pour écouler l’inventaire existant est tombé à seulement 2,5 mois — bien en deçà de la moyenne historique de près de 7 mois.

Les loyers moyens sont les plus bas de nos trois marchés, avec des appartements de deux chambres autour de 1 100 $ par mois. Les unités d’une chambre se situent autour de 900 $.

Qui devrait s’intéresser à Trois-Rivières

Trois-Rivières est le pari de la valeur. Prix d’entrée le plus bas, demande locative étudiante de l’UQTR et forte appréciation prévue. Les risques sont la démographie vieillissante (âge médian de 47,2 ans contre une moyenne canadienne de 41,6), l’exposition aux perturbations économiques liées au commerce et une distance légèrement plus grande de Montréal. Mais si un point d’entrée abordable et une base de locataires diversifiée (étudiants, travailleurs, familles) vous séduisent, ce marché mérite une attention sérieuse.

Les réglementations québécoises que tout investisseur doit comprendre

Investir au Québec est fondamentalement différent d’investir en Ontario, en Alberta ou en Colombie-Britannique. Le cadre réglementaire, le système juridique et le contexte culturel exigent tous des connaissances et une préparation spécifiques.

Le Tribunal administratif du logement (anciennement la Régie du logement)

La régie des loyers du Québec — officiellement appelée le Tribunal administratif du logement (TAL) — régit les relations locateur-locataire dans toute la province. Voici ce que vous devez savoir.

Les hausses de loyer ne sont pas plafonnées, mais les locataires peuvent les contester. Contrairement à l’Ontario ou à la Colombie-Britannique, le Québec n’impose pas de plafond en pourcentage fixe sur les hausses annuelles de loyer. Cependant, le TAL publie chaque année des pourcentages de hausse recommandés basés sur les catégories de dépenses des propriétaires, et les locataires qui ne sont pas d’accord avec une hausse proposée peuvent déposer un litige auprès du tribunal.

Pour 2025, le TAL a recommandé des hausses allant jusqu’à 5,9 % pour les logements où le chauffage n’est pas inclus — la recommandation la plus élevée en plus de trois décennies. Si un locataire refuse votre hausse proposée, le TAL tranchera selon sa formule.

Des changements majeurs sont entrés en vigueur le 1er janvier 2026. Le Québec a revu sa méthode de calcul des hausses de loyer pour la première fois en près de 40 ans. L’ancien système utilisait 13 critères; le nouveau système n’utilise que quatre variables :

  1. Les variations des taxes foncières municipales
  2. Les variations des primes d’assurance
  3. 5 % des dépenses en capital (entretien et réparations)
  4. L’indice moyen des prix à la consommation (IPC) des trois dernières années

Les propriétaires qui financent des travaux de rénovation doivent amortir ces coûts sur 20 ans lors du calcul des hausses admissibles. Les défenseurs du logement craignent que cette formule simplifiée puisse mener à des hausses plus élevées; les associations de propriétaires ont généralement accueilli favorablement la réforme.

Droit civil vs. common law

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Le Québec fonctionne selon un système de droit civil dérivé du droit français, et non selon le système de common law utilisé dans le reste du Canada. Cela a des implications pratiques pour la propriété immobilière, les contrats et le règlement des différends. Votre avocat, notaire et comptable doivent maîtriser le droit civil québécois — ne présumez pas que des professionnels expérimentés en Ontario ou dans d’autres provinces peuvent gérer sans difficulté des transactions au Québec.

Au Québec, les transactions immobilières sont finalisées par un notaire, et non par un avocat. C’est une exigence légale, pas une suggestion. Le notaire examine le titre, s’occupe de l’acte de vente et enregistre la transaction.

Exigences linguistiques

Le Québec fonctionne principalement en français en vertu des dispositions de la Charte de la langue française (loi 101). Les baux, les communications officielles et les interactions avec le gouvernement se déroulent en français. Vous n’avez pas besoin d’être personnellement bilingue, mais vous avez absolument besoin d’une gestion immobilière, d’un soutien juridique et d’une communication avec les locataires en français.

À Drummondville, Granby et Trois-Rivières spécifiquement, la population francophone dépasse 90 % dans les trois villes. L’anglais y est beaucoup moins répandu qu’à Montréal.

Taxe de mutation (Droit de mutation / taxe de bienvenue)

Le Québec impose une taxe de mutation immobilière — familièrement appelée la « taxe de bienvenue » — sur chaque achat de propriété. Les taux provinciaux standard pour 2025 sont :

Tranche de valeur de la propriétéTaux de taxe
Premiers 61 500 $0,5 %
61 500 $ à 307 800 $1,0 %
Au-dessus de 307 800 $1,5 %

Certaines municipalités peuvent imposer des taux allant jusqu’à 3 % sur les montants dépassant 500 000 $ en adoptant un règlement local. Sur un achat de propriété de 300 000 $, prévoyez de payer environ 3 200 $ à 3 500 $ en taxe de mutation.

Taux de taxe foncière

Les taux de taxe foncière municipale dans les marchés secondaires du Québec tendent à être plus élevés qu’à Montréal, ce qui peut surprendre les investisseurs. Renseignez-vous sur les taux de millième spécifiques de la municipalité et de l’arrondissement où vous prévoyez d’acheter. Les taxes foncières constituent une dépense d’exploitation importante et affectent directement vos projections de cash-flow.

Projections de cash-flow : soyons honnêtes

C’est ici que la plupart des articles d’analyse de marché s’effondrent — ils ignorent complètement le cash-flow ou peignent des tableaux irréalistement optimistes. Laissez-moi vous présenter des scénarios réalistes pour chaque marché en utilisant l’achat d’un duplex standard avec 20 % de mise de fonds.

Exemple de duplex à Drummondville

PosteMontant
Prix d’achat350 000 $
Mise de fonds (20 %)70 000 $
Hypothèque (280 000 $ @ 4,5 %, 25 ans)1 540 $/mois
Taxes foncières (est.)350 $/mois
Assurance150 $/mois
Réserve d’entretien (5 %)140 $/mois
Provision pour inoccupation (3 %)84 $/mois
Total des dépenses mensuelles2 264 $/mois
Revenu locatif brut (2 unités x 1 400 $)2 800 $/mois
Cash-flow mensuel net-64 $/mois

Pas très excitant. Vous êtes essentiellement à l’équilibre avant de tenir compte des frais de gestion immobilière (typiquement 8-10 % des loyers), ce qui vous amènerait à environ -290 $/mois avec une gestion professionnelle. La thèse ici repose sur le remboursement de l’hypothèque (environ 700 $/mois en capital) plus l’appréciation.

Exemple de duplex à Granby

PosteMontant
Prix d’achat475 000 $
Mise de fonds (20 %)95 000 $
Hypothèque (380 000 $ @ 4,5 %, 25 ans)2 090 $/mois
Taxes foncières (est.)420 $/mois
Assurance175 $/mois
Réserve d’entretien (5 %)130 $/mois
Provision pour inoccupation (2 %)52 $/mois
Total des dépenses mensuelles2 867 $/mois
Revenu locatif brut (2 unités x 1 300 $)2 600 $/mois
Cash-flow mensuel net-267 $/mois

Granby est le plus serré des trois marchés. Avec une gestion professionnelle, vous êtes à environ -475 $/mois de cash-flow négatif. Le très faible taux d’inoccupation (0,5 %) justifie la provision plus basse pour l’inoccupation, mais vous misez fortement sur l’appréciation dans ce marché.

Exemple de duplex à Trois-Rivières

PosteMontant
Prix d’achat290 000 $
Mise de fonds (20 %)58 000 $
Hypothèque (232 000 $ @ 4,5 %, 25 ans)1 276 $/mois
Taxes foncières (est.)320 $/mois
Assurance140 $/mois
Réserve d’entretien (5 %)110 $/mois
Provision pour inoccupation (4 %)88 $/mois
Total des dépenses mensuelles1 934 $/mois
Revenu locatif brut (2 unités x 1 100 $)2 200 $/mois
Cash-flow mensuel net+266 $/mois

Trois-Rivières est le seul marché des trois qui affiche un cash-flow positif avant les frais de gestion. Avec une gestion professionnelle (8 %), vous êtes à environ +90 $/mois — essentiellement à l’équilibre, mais au moins sans vider votre compte bancaire chaque mois.

Ce que ces chiffres vous indiquent

Aucun de ces marchés ne va vous enrichir uniquement grâce au cash-flow mensuel. La thèse d’investissement pour les trois repose sur une combinaison de :

  • Remboursement de l’hypothèque : Vos locataires remboursent votre hypothèque, constituant de l’équité au fil du temps
  • Appréciation : Les marchés secondaires du Québec se sont appréciés de 5 à 10 % par année
  • Croissance des loyers : Les loyers dans ces marchés ont augmenté de 5 à 8 % par année
  • Avantages fiscaux : L’amortissement et les déductions de dépenses réduisent votre revenu imposable

Si vous avez besoin d’un cash-flow positif immédiat, vous devrez peut-être regarder d’autres marchés ou d’autres types de propriétés (comme des triplex ou des quadruplex où les calculs s’améliorent avec des unités supplémentaires).

Défis et risques à ne pas ignorer

La barrière linguistique

Ce n’est pas un risque abstrait — c’est un défi opérationnel concret. Les baux, les procédures du TAL, les communications municipales, les négociations avec les entrepreneurs et les interactions avec les locataires se déroulent tous en français. Si vous êtes un investisseur anglophone, vous avez besoin d’une équipe entièrement capable de fonctionner en français sur le terrain. La gestion à distance sans capacité linguistique en français est une recette pour des erreurs coûteuses.

La complexité réglementaire

Les protections des locataires au Québec sont parmi les plus solides au Canada. Les expulsions sont difficiles et prennent du temps. Le processus du TAL peut s’étaler sur des mois. Comprendre le processus de renouvellement de bail, le cadre de contestation des hausses de loyer et les règles entourant les rénovations majeures (les « renovictions » sont fortement scrutées) est essentiel avant d’acheter votre première propriété.

La liquidité des petits marchés

Ce n’est pas Toronto ni Vancouver. Lorsque vous voudrez vendre, votre bassin d’acheteurs sera plus petit, vos délais de vente pourraient être plus longs, et vous ne pourrez peut-être pas chronométrer parfaitement votre sortie. Le risque de liquidité est réel dans les marchés secondaires et devrait être intégré à votre horizon d’investissement.

L’exposition au commerce

Les trois villes ont d’importants secteurs manufacturiers. Les différends commerciaux, les tarifs douaniers ou les perturbations de la chaîne d’approvisionnement peuvent se répercuter dans ces économies plus rapidement que dans les zones métropolitaines diversifiées. Trois-Rivières, avec son profil industriel de la Mauricie, est particulièrement exposée.

Le vieillissement démographique

L’âge médian à Trois-Rivières est de 47,2 ans — nettement au-dessus de la moyenne canadienne. La population en âge de retraite à Drummondville a crû rapidement. Bien que les trois villes croissent grâce à la migration interne, la tendance démographique sous-jacente mérite d’être surveillée. Les populations vieillissantes peuvent signifier une demande locative plus molle à long terme si elle n’est pas compensée par de nouveaux arrivants.

La hausse des prix qui érode le cash-flow

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L’ironie de ces marchés est que leur abordabilité est ce qui a attiré l’attention des investisseurs, et cette attention a fait grimper les prix. Les loyers moyens demandés à Drummondville ont doublé entre 2019 et 2025, mais les prix d’achat ont augmenté au même rythme, maintenant le ratio loyer-prix obstinément bas. Rien ne garantit que les loyers continueront d’augmenter assez rapidement pour suivre le rythme des valeurs immobilières.

Quel marché vous convient?

Utilisez ce cadre de décision pour affiner votre choix.

Choisissez Drummondville si :

  • Vous voulez des fondamentaux équilibrés sans risque ni récompense extrêmes
  • La diversité économique et une forte croissance démographique comptent pour vous
  • Vous prévoyez d’acheter et de conserver pendant 10 ans et plus, et de laisser la capitalisation faire son œuvre
  • Vous voulez un marché avec de solides liens de transport dans les deux directions le long de la Transcanadienne

Choisissez Granby si :

  • Vous êtes à l’aise avec un cash-flow négatif en échange d’un potentiel d’appréciation
  • L’histoire lifestyle des Cantons-de-l’Est résonne chez vous comme un moteur de demande à long terme
  • Vous pouvez gérer un prix d’entrée plus élevé (475 000 $+ pour un duplex)
  • Vous croyez que le taux d’inoccupation de 0,5 % et la construction locative agressive signalent une demande soutenue plutôt qu’une bulle

Choisissez Trois-Rivières si :

  • Un point d’entrée abordable est votre priorité absolue
  • Vous voulez ce qui se rapproche le plus d’un cash-flow positif dans les marchés secondaires du Québec
  • La demande locative étudiante de l’UQTR vous séduit comme base de locataires
  • Vous êtes à l’aise avec les risques d’une population vieillissante et de l’exposition au commerce
  • L’appréciation prévue de 10 % en 2026 retient votre attention

N’en choisissez aucun si :

  • Vous avez besoin d’un fort cash-flow positif dès le premier jour
  • Vous n’êtes pas prêt à fonctionner entièrement en français ou à embaucher une équipe capable de le faire
  • Vous n’avez pas un horizon d’investissement de 10 ans et plus
  • Vous n’êtes pas à l’aise avec le système de droit civil du Québec et ses protections des locataires

Foire aux questions

Les investisseurs anglophones peuvent-ils réussir dans les marchés secondaires du Québec?
Oui, mais cela exige une préparation délibérée. Vous aurez besoin d'un gestionnaire immobilier entièrement capable de fonctionner en français, d'un notaire titulaire d'un permis du Québec pour les transactions, et idéalement d'un agent immobilier local qui comprend les propriétés d'investissement. Ne sous-estimez pas l'exigence linguistique -- les baux, les procédures du TAL et les communications municipales sont tous en français. De nombreux investisseurs anglophones réussissent au Québec, mais ils le font grâce à de solides équipes locales, et non en essayant de gérer à distance en anglais.
En quoi les règles de hausse de loyer du Québec diffèrent-elles de celles de l'Ontario?
L'Ontario fixe un plafond annuel strict sur les hausses de loyer (lié à l'IPC) pour la plupart des logements. Le Québec ne plafonne pas les hausses -- les propriétaires peuvent proposer tout montant qu'ils jugent raisonnable. Cependant, les locataires peuvent contester la hausse devant le TAL (Tribunal administratif du logement), qui appliquera sa propre formule pour déterminer ce qui est justifié. Depuis janvier 2026, le Québec a simplifié sa formule à quatre variables : les variations des taxes foncières, les variations des assurances, 5 % des dépenses en capital et la moyenne de l'IPC sur trois ans. En pratique, le Québec a recommandé des hausses de 5,9 % pour 2025, les plus élevées en plus de 30 ans. Le système donne aux propriétaires plus de flexibilité que le plafond ontarien, mais introduit de l'incertitude par le processus de contestation.
Qu'est-ce que la taxe de bienvenue et combien vais-je payer?
La taxe de bienvenue (droit de mutation) est la taxe de transfert immobilier du Québec, payée par l'acheteur à chaque achat. Les taux standard sont de 0,5 % sur les premiers 61 500 $, 1 % de 61 500 $ à 307 800 $, et 1,5 % au-dessus de 307 800 $. Sur un duplex de 300 000 $ à Trois-Rivières, vous paieriez environ 3 200 $. Sur un duplex de 475 000 $ à Granby, environ 5 800 $. Certaines municipalités peuvent imposer des taux plus élevés sur les montants au-dessus de 500 000 $. C'est un coût unique à l'achat, pas une charge annuelle.
Est-il réaliste d'obtenir un cash-flow positif dans ces marchés?
Difficile, mais pas impossible. Trois-Rivières s'approche le plus de l'équilibre ou d'un léger cash-flow positif sur l'achat d'un duplex standard avec 20 % de mise de fonds. Pour améliorer les calculs dans n'importe lequel de ces marchés, envisagez : d'acheter un triplex ou un quadruplex où plus d'unités répartissent les coûts fixes, de mettre plus de 20 % pour réduire les paiements hypothécaires, de gérer vous-même pour éliminer les frais de gestion de 8-10 %, ou de cibler des propriétés sous le marché qui nécessitent des travaux esthétiques. Mais si vous comparez à des marchés du Nouveau-Brunswick ou de certaines régions de l'Alberta où le cash-flow positif est plus simple, les marchés secondaires du Québec vous décevront probablement sur une pure base de cash-flow.
Est-il difficile d'expulser un locataire au Québec?
Le Québec a certaines des protections des locataires les plus solides au Canada. Vous ne pouvez pas simplement mettre fin à un bail parce que vous voulez augmenter le loyer ou vendre la propriété. Les motifs valides de non-renouvellement comprennent l'usage personnel (vous ou un membre de la famille immédiate emménage), des rénovations majeures nécessitant que le logement soit libéré, ou le non-paiement persistant du loyer. Même avec des motifs valides, les locataires peuvent contester devant le TAL, et le processus peut prendre des mois. Les renovictions -- où les propriétaires expulsent pour rénover et relouer à des prix plus élevés -- sont fortement scrutées et de plus en plus difficiles à exécuter. Sélectionnez soigneusement vos locataires dès le départ, car retirer un locataire problématique est un processus long et coûteux.
Devrais-je investir dans l'un de ces marchés ou simplement acheter à Montréal?
Cela dépend de votre capital et de vos objectifs. Montréal offre une meilleure liquidité, un plus grand bassin de locataires et plus d'options de gestion immobilière, mais les prix d'entrée sont nettement plus élevés et le cash-flow est typiquement pire. Ces marchés secondaires offrent des points d'entrée plus bas, potentiellement de meilleurs ratios loyer-prix, et la possibilité d'une appréciation en pourcentage plus forte à partir d'une base plus basse. Le compromis est des marchés plus petits avec moins de liquidité, moins de services professionnels et un plus grand risque de concentration. De nombreux investisseurs commencent dans les marchés secondaires pour bâtir de l'équité, puis utilisent un échange 1031 (ou au Canada, une stratégie similaire de report d'impôt) pour passer à de plus grandes propriétés montréalaises plus tard.
Quels types de propriétés fonctionnent le mieux dans ces marchés?
Les petites propriétés multifamiliales -- duplex, triplex et quadruplex -- tendent à offrir le meilleur équilibre entre potentiel de cash-flow et simplicité de gestion dans les marchés secondaires du Québec. Les locations unifamiliales génèrent rarement du cash-flow aux prix actuels. Les plus grands immeubles d'appartements (5+ unités) peuvent fonctionner, mais exigent plus de capital, un financement différent (hypothèques commerciales) et plus d'expertise en gestion. À Trois-Rivières spécifiquement, les propriétés près de l'UQTR qui peuvent servir des locataires étudiants peuvent justifier des stratégies de location chambre par chambre qui améliorent le revenu par unité, bien que cela s'accompagne d'une intensité de gestion et d'un roulement plus élevés.
Comment trouver une gestion immobilière fiable dans ces villes?
Commencez par contacter les associations d'investissement immobilier locales ou les groupes de réseautage dans chaque ville. Demandez des références à d'autres investisseurs -- c'est la façon la plus fiable de trouver des gestionnaires compétents. Assurez-vous que tout gestionnaire immobilier que vous embauchez est couramment francophone (non négociable), expérimenté spécifiquement dans la ville où se trouve votre propriété (un gestionnaire montréalais pourrait mal desservir Drummondville), familiarisé avec les procédures du TAL et les exigences des baux québécois, et transparent quant à sa structure de frais. Prévoyez de payer 8-10 % des loyers bruts pour une gestion professionnelle. Dans les plus petits marchés, le bassin de gestionnaires immobiliers professionnels est limité, alors commencez votre recherche avant de conclure l'achat d'une propriété.

En résumé

Les marchés secondaires du Québec offrent quelque chose de de plus en plus rare dans l’immobilier canadien : des points d’entrée sous les 350 000 $ pour des propriétés de qualité investissement (surtout à Trois-Rivières et Drummondville). Mais l’abordabilité seule ne fait pas un bon investissement. Vous devez y aller avec des attentes réalistes quant au cash-flow, une solide compréhension de l’environnement réglementaire québécois, et une équipe capable de fonctionner en français sur le terrain.

Drummondville vous offre des fondamentaux équilibrés et un fort élan de croissance. Granby vous offre le pari d’appréciation des Cantons-de-l’Est à un prix premium. Trois-Rivières vous offre le point d’entrée le plus accessible avec la demande locative étudiante de l’UQTR.

Les trois marchés partagent la même dynamique fondamentale : des prix et des loyers en hausse portés par de véritables contraintes d’offre, tempérés par les solides protections des locataires du Québec et un système réglementaire qui ne favorise pas toujours les propriétaires.

Faites vos recherches. Constituez votre équipe. Calculez les chiffres sur des propriétés précises plutôt que de vous fier aux moyennes du marché. Et si les chiffres ne fonctionnent pas, ne forcez pas — ces marchés seront encore là lorsque les conditions s’amélioreront.

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Avis de non-responsabilité: LendCity Mortgages est un cabinet de courtage hypothécaire agréé. Le contenu de cette page est fourni à des fins éducatives uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, en placement, en valeurs mobilières ou en planification financière. Les taux, primes, modalités de programme et règlements mentionnés sont en vigueur à la date de la dernière mise à jour et peuvent changer. Les rendements, les flux locatifs, les économies d'impôt ou les chiffres d'études de cas présentés sont uniquement illustratifs — ils ne sont pas garantis, ne sont pas représentatifs, et les résultats individuels varient. Consultez un avocat, un comptable professionnel agréé (CPA) ou un courtier inscrit avant d'agir sur la base de ces renseignements. Editorial standards.

LendCity

Rédigé par

LendCity

Publié

2 août 2026

Temps de lecture

21 min de lecture

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Termes clés
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