Vendre des immeubles de placement dont la valeur s’est appréciée déclenche des impôts sur les gains en capital qui peuvent réduire considérablement le capital de réinvestissement. Les mécanismes d’échange à impôt différé permettent aux investisseurs de vendre des propriétés et de réinvestir le produit dans des propriétés de remplacement tout en reportant la comptabilisation des gains en capital. Cependant, ces mécanismes diffèrent considérablement entre les États-Unis et le Canada, ce qui crée de la confusion chez les investisseurs transfrontaliers. Comprendre comment l’article 1031 de l’IRC et l’article 44 de la LIR fonctionnent — et surtout, en quoi ils diffèrent — aide les investisseurs à planifier des transactions qui préservent un maximum de capital d’investissement.
Le concept des échanges à impôt différé
Le report d’impôt préserve le capital pour le réinvestissement.
Pourquoi le report d’impôt est important
Les impôts sur les gains en capital réduisent les fonds disponibles pour le réinvestissement.
Lorsque la valeur des immeubles de placement s’apprécie considérablement au cours des périodes de détention, la vente déclenche d’importants impôts sur les gains en capital. Ces impôts réduisent le produit disponible pour l’achat de propriétés de remplacement, ralentissant la croissance du portefeuille. Les mécanismes de report d’impôt permettent de réinvestir la totalité des capitaux propres plutôt que le produit après impôt.
Considérons un investisseur vendant une propriété avec 200 000 $ de gains en capital. Selon les taux d’imposition et la juridiction, 40 000 $ à 60 000 $ ou plus pourraient être dus en impôts. Le report d’impôt permet de réinvestir le montant total plutôt que le produit réduit après impôt. Ce capital supplémentaire s’accumule au cours des périodes de détention suivantes.
| Scénario | Produit de la vente | Incidence fiscale | Capital de réinvestissement |
|---|---|---|---|
| Sans report | 500 000 $ | 50 000 $+ | ~450 000 $ |
| Avec report | 500 000 $ | Reporté | 500 000 $ |
| Différence | - | - | 50 000 $+ supplémentaires |
Comment fonctionne le report
Les échanges à impôt différé reportent plutôt qu’ils n’éliminent les obligations fiscales.
Les mécanismes de report n’éliminent pas les impôts sur les gains en capital — ils reportent leur comptabilisation jusqu’à ce que des événements imposables ultérieurs se produisent. La vente de propriétés de remplacement sans autre échange déclenche les gains reportés. Cependant, les investisseurs peuvent continuer à reporter indéfiniment par le biais d’échanges successifs.
Certains investisseurs conservent les propriétés échangées jusqu’au décès, moment auquel les règles de majoration de la base de coût peuvent éliminer entièrement les gains reportés. Cette stratégie — combinant le report à vie et la majoration de la base au décès — peut entraîner une élimination permanente de l’impôt plutôt qu’un simple report.
États-Unis : Article 1031 de l’IRC
Les États-Unis offrent de solides dispositions d’échange à impôt différé.
Fondements de l’échange 1031
L’article 1031 permet de reporter les gains en échangeant des biens de même nature.
En vertu de l’article 1031 de l’IRC, les investisseurs peuvent vendre un bien de placement ou un bien d’entreprise et reporter les gains en capital en acquérant un bien de remplacement « de même nature » (like-kind). Pour l’immobilier, la notion de même nature est interprétée au sens large — tout bien immobilier peut être échangé contre tout autre bien immobilier. Des maisons locatives peuvent être échangées contre des immeubles à appartements, des propriétés commerciales ou des terrains non aménagés.
L’échange doit être structuré correctement pour être admissible. Les échanges directs entre parties se produisent rarement. Au lieu de cela, des intermédiaires qualifiés aident aux échanges en détenant le produit entre la vente et l’achat, garantissant que les investisseurs ne prennent jamais réception effective des fonds qui déclencherait l’imposition.
Cette disposition représente l’un des outils fiscaux les plus puissants à la disposition des investisseurs immobiliers américains.
| Exigence | Description | Délai |
|---|---|---|
| Bien de même nature | Bien de placement ou d’entreprise | Doit être identifié |
| Période d’identification | Désigner le bien de remplacement | Dans les 45 jours |
| Période d’échange | Compléter le transfert de propriété | Dans les 180 jours |
| Intermédiaire qualifié | Tierce partie détenant les fonds | Tout au long du processus |
| Valeur égale ou supérieure | Valeur de la propriété de remplacement | À la clôture |
Exigences de délai pour l’article 1031
Des délais stricts régissent l’achèvement de l’échange.
Les propriétés de remplacement doivent être identifiées dans les 45 jours suivant la vente de la propriété cédée. Les investisseurs doivent conclure l’achat des propriétés de remplacement dans les 180 jours suivant la vente. Ces délais sont absolus — le non-respect de l’un ou l’autre disqualifie l’échange et déclenche une imposition immédiate.
La période d’identification présente des défis particuliers. Les investisseurs doivent identifier par écrit des propriétés de remplacement spécifiques dans un délai de 45 jours. Diverses règles d’identification limitent le nombre de propriétés pouvant être identifiées. Planifier les remplacements potentiels avant de vendre la propriété cédée aide à respecter ce délai serré.
Exigences et restrictions de l’article 1031
Plusieurs règles contraignent les structures d’échange.
Un remplacement de valeur égale ou supérieure est requis pour un report complet. Si la propriété de remplacement coûte moins que la propriété vendue, la différence (« soulte ») est imposable. De même, la réduction de la dette entre les propriétés crée une soulte imposable.
Les propriétés détenues principalement pour la vente — les propriétés de marchand — ne sont pas admissibles au traitement 1031. Les propriétés de type fix-and-flip peuvent ne pas être admissibles selon la période de détention et l’intention. Les propriétés doivent être détenues à des fins de placement ou d’entreprise, et non à des fins personnelles.
Les échanges 1031 valides exigent :
L’échange d’un bien uniquement contre un bien de même nature, Des biens utilisés pour le commerce, les affaires ou le placement, L’échange complété dans les délais spécifiés, Aucune réception d’espèces ou de biens non de même nature, et Une structuration adéquate par l’intermédiaire d’un intermédiaire qualifié.
Le respect de toutes les exigences garantit un report d’impôt valide en vertu de la loi américaine.
Avantages stratégiques des échanges 1031
Pourquoi les investisseurs utilisent les échanges 1031.
L’IRC 1031 offre des avantages stratégiques, notamment :
Sortir de marchés saturés sans pénalité fiscale, Déplacer les investissements vers de meilleures opportunités, Passer à des propriétés plus grandes, Diversifier à travers les marchés ou les types de propriétés, et Consolider plusieurs propriétés en une seule.
La disposition d’échange permet une restructuration de portefeuille sans déclencher l’imposition des gains en capital.
Canada : Article 44 de la LIR
La législation fiscale canadienne diffère considérablement des dispositions américaines.
Comprendre l’article 44 de la LIR
L’article 44 prévoit des dispositions limitées pour les biens de remplacement.
L’article 44 de la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada permet le report des gains en capital lors du remplacement de certains biens d’entreprise. Cependant, les dispositions sont plus étroites que les échanges 1031 américains et ne s’appliquent généralement pas aux investissements typiques dans des immeubles locatifs.
L’article 44 de la LIR exige une « disposition involontaire » — les biens doivent être aliénés dans des circonstances indépendantes de la volonté du propriétaire. Cela inclut les biens volés, détruits ou expropriés par le gouvernement. Les ventes volontaires ne sont pas admissibles, quelles que soient les intentions de réinvestissement.
La distinction critique concerne la définition de bien de « remplacement », qui a un sens spécifique en vertu de la loi fiscale canadienne. Cette définition exclut le type d’échanges volontaires permis par la loi américaine.
L’exigence de disposition involontaire
Quand l’article 44 de la LIR s’applique.
L’article 44 de la LIR s’applique uniquement lorsque le bien fait l’objet d’une disposition involontaire :
Bien volé ou détruit, Bien exproprié par le gouvernement, Bien confisqué par servitude, Produit d’assurance d’un bien détruit, et Indemnisation pour prise par le gouvernement.
Les ventes volontaires — même pour acheter des propriétés similaires — ne sont pas admissibles au traitement de l’article 44 de la LIR. Cela représente la différence fondamentale avec l’IRC 1031.
Ce que couvre l’article 44 de la LIR
Circonstances spécifiques déclenchant l’admissibilité à l’article 44 de la LIR.
L’expropriation se produit lorsque des organismes gouvernementaux acquièrent des biens par le biais de pouvoirs d’expropriation. Les propriétaires forcés de vendre au gouvernement peuvent reporter les gains en acquérant un bien de remplacement. De même, les propriétés détruites par un incendie, une inondation ou d’autres catastrophes peuvent être admissibles si le produit de l’assurance est réinvesti.
Les biens d’entreprise — ceux utilisés dans l’exploitation d’une entreprise productrice de revenus — peuvent être admissibles en vertu de l’article 44 de la LIR. Cependant, les immeubles locatifs sont généralement exclus de ces dispositions. Le bien doit avoir été utilisé dans les opérations commerciales, et non simplement détenu pour un revenu locatif.
Exclusion des immeubles locatifs
La limitation critique.
En vertu du paragraphe 248(1) de la LIR, les immeubles locatifs sont spécifiquement exclus des avantages de l’article 44 de la LIR. Cela signifie :
La vente d’un bien locatif pour en acheter un autre déclenche des gains en capital, Aucune disposition d’échange n’existe pour les investissements locatifs, Les échanges volontaires de biens créent une obligation fiscale immédiate, Les investisseurs locatifs canadiens ne peuvent pas reporter les gains par des échanges, et Différentes stratégies requises pour les immeubles de placement canadiens.
Cette exclusion surprend de nombreux investisseurs qui supposent que le Canada offre des dispositions similaires à la loi américaine.
Comparaison de l’IRC 1031 et de l’ITA 44
Réservez votre appel stratégique
Différences clés entre les deux systèmes.
Portée d’application
Ce que chaque disposition couvre.
| Facteur | IRC 1031 américain | LIR 44 canadienne |
|---|---|---|
| Échanges volontaires | Permis | Non permis |
| Immeubles locatifs | Inclus | Exclus |
| Biens d’entreprise | Inclus | Inclus |
| Événement déclencheur | Choix de l’investisseur | Involontaire uniquement |
| Exigences de délai | 45/180 jours | Délai raisonnable |
| Exigence de même nature | Oui | Remplacement uniquement |
Ces différences créent des paysages de planification fiscale fondamentalement différents pour les investisseurs de chaque pays.
Implications pratiques
Ce que cela signifie pour les investisseurs.
Les implications pratiques incluent :
Les investisseurs américains peuvent restructurer leurs portefeuilles sans impôt, Les investisseurs canadiens paient des gains en capital sur les ventes volontaires, Les investisseurs transfrontaliers ont besoin de stratégies spécifiques à chaque pays, Les investisseurs canadiens doivent utiliser différentes approches de création de patrimoine, et Les périodes de détention comptent davantage au Canada.
Comprendre ces implications façonne les décisions de stratégie d’investissement.
Quand l’article 44 de la LIR s’applique
Situations limitées où le report canadien fonctionne.
Scénarios de biens d’entreprise
Utilisation commerciale non locative.
L’article 44 de la LIR peut s’appliquer lorsque :
Un immeuble de bureaux utilisé dans les opérations commerciales est détruit, Une propriété commerciale est expropriée pour développement, Des locaux commerciaux sont endommagés au-delà de toute réparation, Le gouvernement prend la propriété pour infrastructure, et Le vol ou le vandalisme détruit un bien d’entreprise.
Dans ces scénarios limités, l’achat d’un bien de remplacement peut reporter les gains en capital.
Exemple d’application
Comment l’article 44 de la LIR fonctionne dans la pratique.
Considérons un investisseur qui possède un duplex de bureaux utilisé comme siège social d’entreprise. La propriété brûle et le produit de l’assurance dépasse le prix de base rajusté. En achetant une propriété de remplacement aux mêmes fins commerciales, l’investisseur peut reporter les gains en capital sur le paiement de l’assurance.
Cependant, si le même investisseur vend un immeuble locatif pour en acheter un autre, l’impôt sur les gains en capital s’applique immédiatement, indépendamment de l’achat d’un bien similaire.
Stratégies de gestion des gains en capital pour les investisseurs canadiens
Sans dispositions équivalentes à l’article 1031, les investisseurs canadiens utilisent d’autres stratégies.
Planifier la comptabilisation des gains en capital
Un calendrier stratégique peut réduire les taux d’imposition effectifs.
Les impôts sur les gains en capital sont basés sur le revenu global de l’année de comptabilisation. Vendre des propriétés au cours d’années à faible revenu — peut-être lors de transitions de carrière ou à la retraite — peut entraîner des taux d’imposition effectifs plus bas. Planifier les ventes en fonction des fluctuations de revenu prévues optimise les résultats fiscaux.
Étaler les gains sur plusieurs années d’imposition, lorsque possible, peut réduire le total des impôts par rapport à la comptabilisation de gains importants en une seule année. Les systèmes fiscaux progressifs rendent cet étalement particulièrement précieux pour les très gros gains.
Récolte de pertes en capital
Les pertes en capital compensent les gains en capital.
Les pertes réalisées sur d’autres investissements compensent les gains en capital, réduisant les montants imposables. Les investisseurs anticipant des ventes de propriétés avec des gains importants pourraient réaliser des pertes sur des investissements sous-performants au cours de la même année d’imposition pour compenser les gains.
Les règles de report prospectif et rétrospectif des pertes peuvent permettre d’appliquer les pertes d’années différentes aux gains actuels. Comprendre ces règles permet de planifier le moment de la comptabilisation des pertes pour améliorer les avantages de la compensation.
Considérations sur la période de détention
La détention à long terme affecte le fardeau fiscal effectif.
Bien que les taux préférentiels spécifiques pour les gains à long terme varient selon la juridiction, détenir des propriétés plus longtemps produit souvent de meilleurs résultats fiscaux. De plus, des détentions plus longues permettent aux événements naturels — cycles du marché, changements de revenu personnel ou opportunités de planification successorale — de créer des circonstances de vente plus favorables.
Conserver jusqu’au décès peut éliminer entièrement les gains grâce aux règles de majoration de la base dans certaines juridictions. Cette approche de planification successorale combine la jouissance de la propriété à vie avec un transfert fiscalement efficace aux héritiers.
Considérations sur la structure d’entreprise
Les structures d’entreprise peuvent offrir des opportunités de planification fiscale.
Détenir des immeubles de placement par l’intermédiaire de sociétés ou d’autres structures d’entreprise peut offrir une flexibilité de planification fiscale. Différentes juridictions et structures offrent des avantages variables. Des conseils fiscaux professionnels aident à déterminer si des structures alternatives sont bénéfiques pour des situations particulières.
La propriété corporative offre certaines alternatives :
Imposition différente des gains en capital des sociétés, Flexibilité du calendrier de versement des dividendes, Intégration avec le revenu personnel, Déductions potentielles pour petites entreprises, et Bénéfices non répartis pour réinvestissement.
Les structures de sociétés introduisent une complexité et des coûts qui peuvent l’emporter sur les avantages pour les portefeuilles plus petits. Évaluer les avantages de la structure nécessite une analyse approfondie de la situation actuelle, des plans de croissance et des intentions de sortie.
Considérations relatives aux investissements transfrontaliers
Gérer les investissements dans les deux pays.
Implications des conventions fiscales
Coordination fiscale internationale.
Les investisseurs transfrontaliers doivent tenir compte de :
Dispositions des conventions fiscales entre les pays, Crédits pour impôts étrangers disponibles, Exigences de déclaration dans les deux juridictions, Impacts de la conversion des devises, et Nécessité de conseils fiscaux professionnels.
L’investissement international nécessite des conseils fiscaux spécialisés.
Structuration stratégique
Améliorer les avoirs transfrontaliers.
Envisagez une structuration qui :
Maximise l’utilisation de l’IRC 1031 pour les propriétés américaines, Accepte la réalité des gains en capital canadiens, Planifie le calendrier des gains à travers les juridictions, Utilise des structures de sociétés appropriées, et Se coordonne avec des conseillers professionnels.
Une structure stratégique améliore l’efficacité fiscale globale.
Travailler avec des professionnels
Les échanges à impôt différé nécessitent des conseils professionnels.
Rôle de l’intermédiaire qualifié
Les intermédiaires aident aux transactions d’échange conformes.
Dans les échanges 1031 américains, les intermédiaires qualifiés détiennent le produit de la vente et aident aux acquisitions de remplacement. L’utilisation d’intermédiaires appropriés garantit que les investisseurs ne prennent pas réception effective des fonds. La sélection de l’intermédiaire affecte la sécurité et la conformité de l’échange.
Les intermédiaires doivent être expérimentés, financièrement stables et correctement assurés. Les fonds détenus par les intermédiaires représentent une exposition importante si les intermédiaires échouent ou détournent les fonds. La diligence raisonnable dans la sélection de l’intermédiaire protège les investissements d’échange.
Conseils de professionnels en fiscalité
Prêt à explorer vos options de financement ? Réservez un appel stratégique gratuit avec LendCity et laissez notre équipe vous aider à trouver la bonne voie à suivre.
Les conseillers fiscaux aident à structurer les meilleures transactions.
Les implications fiscales des ventes et des échanges de propriétés varient en fonction des circonstances individuelles. Les conseillers fiscaux professionnels évaluent les situations spécifiques pour identifier les meilleures approches. Les conseils avant les transactions permettent une planification qu’une consultation après coup ne peut pas réaliser.
Les situations transfrontalières nécessitent une expertise particulière. Les investisseurs actifs à la fois sur les marchés américain et canadien font face à des interactions fiscales complexes. Les professionnels expérimentés en fiscalité transfrontalière préviennent les conséquences inattendues.
Idées fausses courantes
Ce que les investisseurs comprennent mal.
La confusion de la notion de même nature
Mal comprendre l’article 44 de la LIR.
Les idées fausses courantes incluent :
Supposer que le Canada a un équivalent à l’IRC 1031, Croire que les immeubles locatifs sont admissibles à l’article 44 de la LIR, Penser que toute vente de propriété peut reporter les gains, Confondre remplacement et même nature, et S’attendre à ce que les règles américaines s’appliquent au Canada.
Ces idées fausses entraînent des factures fiscales inattendues et une mauvaise planification.
Nécessité de conseils professionnels
Pourquoi les experts sont importants.
Compte tenu de la complexité, les investisseurs devraient :
Consulter des professionnels qualifiés en fiscalité, Obtenir des conseils spécifiques à chaque pays, Documenter correctement les intentions et les transactions, Planifier les ventes bien à l’avance, et Comprendre les implications avant d’agir.
Les conseils professionnels préviennent des erreurs coûteuses.
Foire aux questions
Puis-je effectuer un échange 1031 au Canada ?
La vente d'un immeuble locatif canadien déclenche-t-elle des gains en capital ?
Puis-je utiliser l'échange 1031 pour une propriété américaine si je suis Canadien ?
Quels biens l'article 44 de la LIR couvre-t-il ?
Combien de temps dois-je détenir une propriété avant d'effectuer un échange 1031 ?
Que se passe-t-il si je manque les délais du 1031 ?
Puis-je échanger contre une propriété située à un endroit différent ?
Le gain reporté est-il éliminé ou simplement reporté ?
Comment les investisseurs canadiens reportent-ils les gains en capital ?
Conclusion
Les échanges immobiliers à impôt différé préservent le capital pour le réinvestissement en reportant la comptabilisation des gains en capital. Cependant, comprendre les différences spectaculaires entre l’article 1031 de l’IRC américain et l’article 44 de la LIR canadienne s’avère essentiel pour les investisseurs immobiliers transfrontaliers.
L’article 1031 de l’IRC américain prévoit de solides dispositions d’échange pour les immeubles de placement, permettant des échanges de biens de même nature qui reportent les gains par le biais de transactions correctement structurées. Des exigences strictes en matière de délais et de procédures exigent une planification minutieuse et une assistance professionnelle. Les investisseurs américains peuvent restructurer leurs portefeuilles sans impôt, en passant à des catégories supérieures, en se diversifiant ou en déplaçant leurs investissements sans déclencher de gains en capital.
L’article 44 de la LIR canadienne offre un allègement plus étroit s’appliquant principalement aux dispositions involontaires de biens d’entreprise. Les immeubles de placement locatifs — l’avoir principal de la plupart des investisseurs immobiliers — ne sont généralement pas admissibles. Les investisseurs canadiens doivent utiliser d’autres stratégies — calendrier, récolte de pertes, gestion de la période de détention et optimisation de la structure — pour gérer les gains en capital.
Cette différence fondamentale façonne les décisions de stratégie d’investissement, de planification fiscale et de gestion de portefeuille. Les investisseurs canadiens doivent accepter l’imposition des gains en capital sur les ventes d’immeubles locatifs et développer des stratégies alternatives pour la création de patrimoine.
Pour les investisseurs opérant sur les deux marchés, les conseils professionnels de spécialistes fiscaux transfrontaliers et d’intermédiaires qualifiés garantissent une structuration appropriée et évitent les idées fausses coûteuses sur les avantages fiscaux disponibles. Maximiser l’utilisation de l’IRC 1031 pour les propriétés américaines tout en acceptant la réalité des gains en capital canadiens nécessite une planification sophistiquée et des conseils d’experts.
Réservez votre appel stratégique
Weekly Investor Insight
Sunday financing notes for investors
Market updates, rate moves, and deal structures — once a week. Unsubscribe anytime.
En soumettant, vous acceptez de recevoir des courriels occasionnels de LendCity. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.
Avis de non-responsabilité: LendCity Mortgages est un cabinet de courtage hypothécaire agréé. Le contenu de cette page est fourni à des fins éducatives uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal, en placement, en valeurs mobilières ou en planification financière. Les taux, primes, modalités de programme et règlements mentionnés sont en vigueur à la date de la dernière mise à jour et peuvent changer. Les rendements, les flux locatifs, les économies d'impôt ou les chiffres d'études de cas présentés sont uniquement illustratifs — ils ne sont pas garantis, ne sont pas représentatifs, et les résultats individuels varient. Consultez un avocat, un comptable professionnel agréé (CPA) ou un courtier inscrit avant d'agir sur la base de ces renseignements. Editorial standards.
Rédigé par
LendCity
Publié
25 août 2026
Temps de lecture
15 min de lecture
Échange 1031
Une disposition fiscale américaine permettant aux investisseurs de différer les impôts sur les plus-values en réinvestissant le produit de la vente d'un bien immobilier dans une propriété de remplacement de nature similaire dans des délais spécifiques. Non disponible au Canada, mais pertinent pour les Canadiens investissant dans l'immobilier américain.
Coût de base rajusté
Le prix d'achat original d'une propriété plus les améliorations en capital admissibles et les frais d'acquisition, moins toute TVH réclamée. Le coût de base rajusté est soustrait du prix de vente pour déterminer le gain en capital imposable.
Impôt sur les gains en capital
Impôt dû sur le profit de la vente d'un bien de placement, calculé comme la différence entre le prix de vente et la base de coût ajustée. Au Canada, 50 % des gains en capital sont actuellement inclus dans le revenu imposable. Une proposition du budget fédéral de 2024 visant à porter le taux d'inclusion à 66,67 % sur les gains supérieurs à 250 000 $ a été reportée et n'a pas été adoptée; le taux de 50 % demeure en vigueur. Les résultats fiscaux dépendent de votre situation particulière — consultez un comptable professionnel agréé (CPA).
Conversion de devises
La conversion de devises dans l'immobilier canadien fait référence au processus d'échange d'une devise contre une autre, ce qui est particulièrement pertinent pour les investisseurs qui achètent des propriétés à l'étranger ou les acheteurs étrangers qui acquièrent un immobilier canadien. Les fluctuations des taux de change entre le dollar canadien et les devises étrangères peuvent avoir un impact significatif sur le coût réel d'une propriété, les versements hypothécaires et les rendements globaux des investissements.
Due Diligence
L'enquête et l'analyse complètes d'un bien immobilier avant l'achat, y compris l'examen financier, l'inspection physique, la recherche de titre et l'analyse du marché.
Duplex
Une propriété résidentielle comprenant deux logements distincts, côte à côte ou superposés. Les duplex sont populaires auprès des investisseurs débutants car ils peuvent pratiquer le 'house-hacking' en habitant dans un logement tout en louant l'autre pour compenser les coûts hypothécaires.
Servitude
Un droit légal d'utiliser le terrain d'une autre personne à des fins spécifiques, telles que l'accès, les services publics ou le drainage. Les servitudes sont transférées avec la propriété et doivent être identifiées lors de l'examen du titre de propriété avant l'achat.
Capitaux propres
La différence entre la valeur marchande actuelle d'une propriété et le solde hypothécaire restant. Si votre maison vaut 500 000 $ et que vous devez 300 000 $, vous avez 200 000 $ de capitaux propres. Les capitaux propres s'accumulent par le biais des paiements hypothécaires, de l'appréciation et des améliorations apportées à la propriété.
Planification successorale
Le processus consistant à anticiper et à organiser la gestion et la liquidation du patrimoine d'une personne de son vivant et après son décès, dans le but de minimiser les impôts et d'assurer une transition en douceur pour les héritiers.
Fix and Flip
Fix and flip est une stratégie d'investissement immobilier où un investisseur achète une propriété, généralement en dessous de la valeur du marché ou nécessitant des réparations, la rénove ou l'améliore, puis la revend rapidement pour réaliser un profit. Au Canada, les investisseurs qui poursuivent cette stratégie doivent être conscients que les profits sont généralement imposés comme un revenu d'entreprise plutôt que comme des gains en capital par l'ARC, et que le financement est souvent organisé par des prêteurs privés ou des sources hypothécaires alternatives, car les prêteurs traditionnels peuvent ne pas financer les achats d'investissement à court terme.
Survolez les termes pour voir les définitions. Consultez le glossaire complet pour tous les termes.